Vers la brune

cagibi mental alimenté quand la nuit tombe, où sont amassés des notes, des écrits, des photos dont celles d'une brune.

30 septembre 2007

mille-feuille de septembre

thalasso

Dans une commune française, suite à un glissement de terrain le cimetière s’est déplacé d’une dizaine de mètres. Comme quoi on peut être mort et continuer à voyager.

En référence au celluloïd, utilisée dans la pellicule au cinéma et obtenue par les os de chevaux bouillis, Raoul Ruiz a pu dire que « chaque film occulte une montagne de chevaux morts. »

Les feux de forêt sont toujours attisés par des vents violents.

« …une atmosphère malaisante … » (Les Inrockuptibles)

(au téléphone)« Oui Madame, pour une journée c’est le forfait Escale…Non, il n’y a pas de forfait week-end, il n’y a que le forfait Escale, mais vous pouvez escaler tous les jours ! » (la réceptionniste d’un institut de thalassothérapie).

Après l’annonce du décès de Jacques Martin : « Danièle Evenou, la seconde femme de Jacques Martin, se souvient avec beaucoup d’émission de ses débuts. » (France-Infos)

Je ne relève pas que les fautes, clichés et autres néologismes, j’aime aussi trouver des mots inusités correctement employés :
« Le lundi matin qui suivait la remise des prix à Zurich, plusieurs classes étaient pavoisées des articles avec ma photographie, relatant la cérémonie. » (Jacques Chessex). 

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29 septembre 2007

sur une pelouse

290907dessin_enfant_

Trouvé sur une pelouse ce dessin d'enfant.

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27 septembre 2007

la salvation dans l'abîme

EVM

La bonne nouvelle du jour est la  réponse à la question que je me posais il y a quelques jours, à savoir «A quand la sortie d’un nouveau livre d’Enrique Vila-Matas, dont je lis apparemment le dernier livre publié en France, Docteur Pasavento ? »
Dans le Figaro littéraire de ce jour est évoqué le succès que rencontre en Espagne son dernier livre, soit un recueil de nouvelles intitulé Explorateurs de l’abîme. La brève qui parle de cette parution est pleine de justes appréciations sur Vila-Matas :

"Vila-Matas saute dans le vide
De notre correspondante DIANE CAMBON

L'ULTIME ouvrage de l'écrivain Enrique Vila-Matas est une invitation à dépasser la réalité. L'auteur catalan, l'un des plus énigmatiques et créatifs de la littérature contemporaine espagnole, connu pour sa grande nervosité et ses sautes d'humeur rocambolesques, propose dans Explorateurs de l'abîme un « condensé » de son esthétique littéraire. Salué par la critique espagnole, ce recueil de nouvelles aborde les thèmes centraux de l'oeuvre de Vila-Matas : les voyages immobiles, la métalittérature, la vie quotidienne et l'absurde transcendé. « Ce magnifique livre est peuplé de personnages mystérieux, des écrivains qui écrivent au bord du précipice, attirés par le vertige de l'abîme qui peut les entraîner jusqu'à l'arrêt définitif de l'écriture, jusqu'au plongement final dans le silence », commente J. A. Masoliver Rodenas, critique littéraire du quotidien catalan La Vanguardia. Pour lui, la plus ambitieuses des nouvelles de ce recueil est celle intitulée Parce qu'elle ne l'a pas demandé : « Ici, l'auteur excelle dans son habileté à créer un récit dans un autre récit, tissant des digressions, créant des personnages étranges qui vivent des situations qui se confondent avec la réalité, sautant de la littérature à la vie et allant toujours au-delà de l'écriture. » Aux yeux d'Ernesto Ayala-Dip, critique de Babelia, le littéraire d'El País, Vila-Matas cherche dans l'abîme la salvation. « Les formes littéraires de Matas sont ambiguës, son écriture est froide et équivoque. Ce qui semble normal pour quelqu'un qui lutte avec le vide. » Ayala rappelle que l'auteur est « hanté par ses mentors littéraires, dont l'empreinte est présente dans les contes (...) Kafka, Melville, Raymond Roussel et Robert Walser aident l'écrivain à neutraliser la réalité ».

25 septembre 2007

pornologie

Trop de voiture, trop de marche, au vu de ma forme du moment. Mais. Après avoir entendu à la radio l’annonce du double suicide d’André Gorz et son épouse, j’ai trouvé (sans le chercher) chez un bouquiniste son dernier livre, Lettre à D., que j’envisageais d’acheter un jour ou l’autre. Ces suicides à deux, très prisés au Japon, m’ont toujours fasciné.

J’ai acheté aussi :
- Impromptus d’André Comte-Sponville dans cette collection Perspectives critiques aux PUF, qui m’attire immanquablement.
- Kafka sur le rivage d’Haruki Murakami : je suis fan de Ryu Murakami, mais sur les conseils d’Alain Joubert, je me dois de découvrir l’autre Murakami, beaucoup plus connu en France.
- Le voyage vertical d’Enrique Vila-Matas, l’écrivain qui me bluffe actuellement, et dont je lis Docteur Pasavento.

D’autres tentations, comme le journal 1992 de Renaud Camus ou Lettres à Poisson d’Or de Joë Bousquet, mais un rapport qualité/prix peu engageant.

Dans un livre feuilleté, j’ai trouvé ce petit plan localisant la rue FOUARRE à Paris :

rue_Fouarre

Le serpent est réussi, comme le ver de Gotlib. Et au verso, il y avait une annotation manuscrite :
« C’est un langage (le sadisme en tant que pornologie) qui désavoue la relation de celui qui parle avec ceux auxquels il s’adresse.

La solitude absolue dans la démonstration ».

Première fois que j’entends parler de pornologie, c’est une trouvaille !

J’ai trouvé en ville une revue posée, et bien sûr j’ai regardé de quoi il s’agissait, de femmes peu habillées, et donc je l’ai aussitôt pris. Cela s’est avéré être un catalogue de vente d’articles par correspondance, habits coquins et sex toys disponibles chez «le numéro un du charme en Europe

catalogue

Enfin en regardant une vitrine d’un libraire, j’ai vu l’écran de son ordinateur : le libraire consultait des sites de BD pornos, essentiellement des mangas, revenant inlassablement sur une page listant les bonnes adresses, intitulée Daily free porn.

SK120438

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23 septembre 2007

à coups d'intégrale

fast52 Tura Satana

Lors d’une soirée entre copains, une conversation qui tourne sur le cinéma, peut-être l’occasion de ressentir un quelconque intérêt pour ce qui se dit ici, ce soir. Las, l’on s’est battu alors à coups d’intégrale :
- moi j’ai l’intégrale de Clint Eastwood en DVD
- et moi celle de Star Wars.
- Moi, j’ai acheté l’intégrale de Russ Meyer, je ne sais pas si vous connaissez… Les gros seins. Tous à 1 € chaque DVD !

Alors je glisse quand même un mot :
- je connais Russ Meyer et j’aime bien les gros seins, mais quand même, on s’emmerde vite dans un film de Russ Meyer, non… ?
- euhhh, oui, c’est vrai
.
C’est l’acquéreur qui acquiesce.
Il faut tout avoir, et si possible dans un excellent rapport qualité/prix. Alors on est satisfait (de soi notamment). Heureux ? Non certainement pas, mais content.

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20 septembre 2007

Gynarchie vaincra

gynarchie_vaincra

Dans les Inrockuptibles Spécial Sexe, numéro de l'été 2006 je crois, un article d’Arnaud Viviant intitulé Gynarchie vaincra, qui me va droit au cœur.

« Dans son dédain du mâle, ce monde-là fait fait penser à une ruche ou à une fourmilière. En gynarchie, l’homme consentant n’a qu’une seule raison d ‘être : obéir. Ramper. Travailler pour ses Maîtresses. Renoncer à toute sexualité. Pour être finalement euthanasié comme une bête par sa Maïtresse le jour venu... Au fond, l’homme gynarchiste n’est pas masochiste. Il est lucide. Il a compris et accepté la domination de la femme. Il les adore comme des déesses. Or, si ces femmes parviennent à le domestiquer, à le dresser, c’est bien qu’il est un animal. C’est bien qu’il n’a pas d’âme.
En somme, les gynarchistes demandent non pas l’égalité entre l’homme et la femme, mais la suprématie totale de cette dernière. Naturellement, la femme sera alors totalement lesbienne.
»

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cellule de terrorisme émotionnel

Richie_Fahay (Richie Fahay)

Dans un numéro du Magazine littéraire, une chronique d’Enrique Vila-Matas intitulée Femmes qui aiment trop, consacrée au livre de Alan Pauls, Le passé. Dans cet ouvrage, Sofia ne se remet de sa séparation, a l’intention de ne rien oublier, et espérera toujours récupérer l’amour perdu.  « Elle rejoint Femmes qui Aiment Trop, cellule de terrorisme émotionnel. »
J’aime bien ce concept.

Posté par brune addict à 11:54 - Women in charge - Commentaires [0] - Permalien [#]

ma vie jetée dans sa vie

maison_blanche

Je lis La maison blanche de Léon Werth, et j’y trouve cette évocation des femmes à laquelle je souscris pleinement :
" La surveillante et l’infirmière sont dans les couloirs du troisième étage et me conduisent à ma chambre. Je les regarde avec attention et plaisir, comme je regarde toutes les femmes, quelles qu’elles soient, où que je les rencontre, dans une rue, dans un salon, dans une gare, dans une maison publique. Ce n’est pas une manie de suiveur ou de plaisantin,  et j’ai passé l’âge où l’on rêve les amours de crétin que racontent M. d’Annunzio et quelques autres dramaturges ou poètes. Mais je n’ai jamais lutté contre l’instinct qui me pousse, en présence de toute femme, à supposer ma vie jetée dans sa vie."
La maison blanche traite de ce sujet :
"En 1913, Mirbeau écrivait déjà : «Son oeuvre, aujourd’hui, se mesure à la puissance de la haine et à l’ardeur d’enthousiasme qu’il a su provoquer.» La Maison blanche, c’est l’hôpital où Werth fit un séjour après qu’une otite se fut transformée en abcès temporal. «Un homme en danger de mort, à jour avec ses souvenirs et croyant encore à l’amour, entre en clinique. Ce sera une croisière au royaume du blanc et les infirmières deviendront des créatures inventées. De calmes méditations succèdent aux notations inattendues, turbulentes. L’écriture est contrôlée et ne suit jamais les états flottants du malade, nouveau calife des mille et une fièvres. Comme quoi on peut tirer de la maladie “une leçon de joie et de sérénité”.

A mon goût le livre devient intéressant dans la description de la maladie, une fois passée la narration de l’enfance du malade.

la roupie dérupita

bourse_court

La roupie dérupita et dépita les rupins pourris.

La roupie dérupita et dépita les rupins perdus.

Peine perdue, la roupie dépita les rupins pourris.

Pas pourrie mais dépitée, la roupie dérupita.

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16 septembre 2007

bunnies

Alain_S_chas_pr_passerelle             monika1

dessin d'Alain Séchas        Monica Bellucci

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