Vers la brune

cagibi mental alimenté quand la nuit tombe, où sont amassés des notes, des écrits, des photos dont celles d'une brune.

31 août 2007

mille-feuille d'août

tennis
Spécial journalisme sportif

« …même si les messins ont beaucoup trop de … bagage limité. » ( Jour de foot sur Canal+)

« Sur cette action le capitaine gallois échappe le ballon ! » (Stade 2 sur France 2)

« La rupture des ligaments croisés du genou est devenu le talon d’Achille des footballeurs. » ( J-Michel Larqué)

« Et Makelele a réussi à ramarrer le ballon. » (Thierry Gilardi)

« Et puis on n’a tellement pas le même jeu avec Marion, que je n’ai pas pensé à çà. »  (Alizé Cornet dans L’équipe)

« Djokovic est le premier joueur serbien à atteindre les 1/8èmes de finale de ce tournoi.» (Canal +)

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27 août 2007

Si la littérature s’éloigne du mal

Ce midi au restaurant je lis dans un ancien Magazine littéraire ce propos de Cioran :
"En tout cas je n’aimais que les grands malades, à vrai dire, et, pour moi, un écrivain qui n’est pas malade est presque automatiquement un type de second ordre."

Trois heures plus tard, je reviens sur des entretiens avec Jacques Chessex (Transcendance et transgression) et trouve ceci:
« A propos de la punition et du mal que Calvin associe à la chair, une phrase de Georges Bataille m’a toujours occupé l’esprit :"Si la littérature s’éloigne du mal, elle devient vite ennuyeuse." »

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carrosseries

NUM_RISER010          Himmel

A gauche le Maître Helmut Newton, et ensuite Paul Himmel.

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20 août 2007

une chemise rose

… j’arrive dans une réunion professionnelle festive. Je gagne ma place à table, face à B(r). Je comprends que je n’ai pas pris en passant un cadeau et retourne le prendre. Je mesure en passant entre les tables que je suis torse nu, et un peu gêné, essaie de me faufiler discrètement, sans manquer néanmoins de saluer ou d’embrasser des connaissances. De retour à mon siège, je trouve avec soulagement une chemise rose sur le dossier de ma chaise et me dépêche de l’enfiler. B(r) a pris un micro et  annonce à la salle que moi, la « généreuse personne » avec qui  il travaille, vais devoir participer au premier jeu. Je gagne une estrade tout en boutonnant ma chemise et écoute les explications d’un jeu qui m’apparaît incompréhensible. Je vais devoir prendre et goûter des morceaux d’aliments, dire leurs caractéristiques (couleur, clair ou foncé, mou ou dur, sucré ou salé, etc.) et cela rapidement car le jeu est chronométré, les affecter à l’un des paniers devant moi…                                                      

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19 août 2007

J’ai envie de t’utiliser

Dans un récit (je n’ai pas noté lequel):

« Je posais un de mes pieds chaussés sur son torse, pesant un peu dessus, plongeai mon regard dans le sien et lui dis d’une vois suave :
- mon chéri, tu m’excites. J’ai envie de t’utiliser, que tu sois mon homme objet, que tu me fasses jouir encore et encore, je veux que tout ton corps soit à mon service pour me procurer du plaisir.

Je l’enjambais alors et m’assis sur sa bouche.

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La sienne s’ouvrit aussitôt, et il me lécha une nouvelle fois avec encore plus d’application. Bien vite des frissons m’envahirent, mon bassin basculait d’avant en arrière pour mieux sentir sa langue. Mes yeux étaient clos, ma respiration s’accélérait, je sentais mon sang fourmiller en moi, et d’un coup je franchis un nouveau cap sur l’échelle du plaisir. L’orgasme n’était pas loin. J’avais à la fois une folle envie de jouir une nouvelle fois sur sa langue, et envie que ses caresses ne finissent jamais… »

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12 août 2007

L’homme n’est qu’une virgule dans l’éternité féminine

chessextransgression

A l’aide des entretiens qui font Transcendance et transgression, on découvre la vie de Jacques Chessex, avec ses moments importants comme le suicide de son père. J’adore ce bonhomme et la réflexion sur soi-même qu’il a su pousser très loin. Trois passages qui m’ont bien intéressé, sur la virilité, une vision de la femme à laquelle j’adhère absolument, et une perception étonnamment apaisée du temps qui passe.

« En fait j’ai horreur de la virilité. […].J’ai rencontré la virilité au service militaire, dans les salles des maîtres aussi : elle m’emmerde. Les hommes qui l’incarnent sont des enfants à deux pattes. Ils ont trop vite grandi et n’ont qu’une inquiétude au monde : se prouver leur virilité, le plus rapidement et le plus mal possible. »

Au sujet des rapports entre hommes et femmes :
«  La différence vient de ce que la femme est une totalité, de ce que la femme est infiniment supérieure à l’homme. L’homme n’est qu’une virgule dans l’éternité féminine. La femme est une totalité, à la fois plastique, physiologique, mentale, celle de la volonté, celle de l’affect, celle de l’expression. Il y a une telle supériorité de la femme, à tous égards, que l’homme, même s’il ne s’en rend pas compte, en est profondément inquiet. […]. J’ai utilisé à tort le mot supériorité pour situer la femme par rapport à l’homme : or la supériorité implique une notion de qualité. L’homme n’est pas inférieur, je dirais qu’il est pauvre par rapport à la richesse de l’élément féminin. […]. Débarrassez les gens de leur crasse sociale, enlevez les oripeaux, et vous verrez bien que la femme a toujours raison. La femme est la première sphère du monde, c’est le centre du monde. Dans sa pauvreté, l’homme essaie tout au plus de s’agripper, de s’ajuster à elle, mais à aucun moment de l’égaler. D’où, sans doute, cette rage de dominer la femme que manifestent tant d’hommes. »

« Oui j’ai appris que le temps est une notion purement arbitraire, qui existe uniquement parce que nous devons mourir. Si nous étions immortels, notre temps serait l’éternité. Quand nous serons morts, nous vivrons dans l’absence de temps. Nous vivons dans la chronologie parce qu’à chaque minute nous vieillissons un peu. Donc nous mourons un peu. Paradoxalement, c’est parce que le temps n’existe pas et qu’il n’est que mien, que je dois lui donner à chaque instant sa vraie importance. […]. Je ne vis pas en théorie. Je vous assure que j’incarne ce que je viens de dire le plus paisiblement du monde. Je fais une espèce de décompte à tout instant, conscient que je viens de consumer telle minute ou telle seconde. Donc je dois faire en sorte que cette minute, cette seconde, me soit claire et heureuse, même dans le malheur. »

Enfin, au passage, je note pour mes futures lectures que Chessex raconte sa première expérience amoureuse dans L’imparfait, et qu’il qualifie de "scabreux"deux de ses romans : Les yeux jaunes et L’ardent royaume.

11 août 2007

m’attardant sur son fessier

… chez M (a), j’aperçois 2 exemplaires de la revue Avant-scène consacrée au film Hostel (!).
Je dis à M (a) que chez moi on ne trouve pas cette revue. Je pense sans le dire que le second exemplaire doit être pour Anne…

… nous sommes attablés pour parler,  M (a) et moi d’un côté, ma mère et une quatrième personne en face. J’ai les bras croisés, et la main de M (a) étant proche de la mienne, je la saisis discrètement, sans craindre néanmoins d’être surpris. Nous restons longtemps ainsi, nous donnant la main…

M (a) est nue et se penche sur le tiroir ouvert d’une commode. J’ai loisir de la voir ainsi de dos, m’attardant sur son fessier…

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10 août 2007

lâcher prise

Pascal_by_Sattouf (dessin de Sattouf)

« Il faut lâcher prise… » (ma kinésiologue).
A rapprocher de :
« Il faut dénouer un peu le lien . »(Pascal Quignard)

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pisseuses viseuses

Il y a des artistes qui inspirent d’autres artistes. Je fais ainsi ce genre de rapprochement, ainsi ces deux pisseuses viseuses:

Gilles Berquet                        Max Pritt

berq02                  pritt13      

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08 août 2007

La vida es un sueno

…Je suis en attente d’une séance de domination avec une Maîtresse. Je dois attendre et cette attente est pénible, car elle dure. J’attends différentes choses, dont une je crois est que la Maîtresse revête sa tenue. J’attends, je n’en peux plus d’attendre. …

by_George_Vernon (photo de George Vernon)

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