
L’on pourra s’étonner de me voir initier un album "femme au radiateur", moi qui vénère la femme et son autorité, mais il y a dans mon cagibi mental cette imagerie particulière qui m’amuse, où sont associés l’être le plus délicat exposé dans une grande vulnérabilité ( qui prend en général la double forme d’une nudité partielle ou totale de la femme et d’un lien contraignant) et un radiateur. Le radiateur par la chaleur qu’il procure autorise ainsi l’inscription de la contrainte dans la durée, et l’on sait l’importance du temps dans la domination. Il est aussi un bloc inamovible rendant vain tout espoir d’évasion. Il symbolise le confort moderne et permet d’inscrire dans un douillet foyer la pratique de cet exercice raffiné consistant à attacher de longues heures – ou journées comme on le trouve dans la littérature- une jolie femme savamment mise en valeur. Le sujet a interessé des photographes aussi, un peu interessés forcément par le bondage, et cet album accueillera leurs photos.