Vers la brune

cagibi mental alimenté quand la nuit tombe, où sont amassés des notes, des écrits, des photos dont celles d'une brune.

13 mai 2008

une libraire soupçonneuse

Corriette_Schoenaerts

(photo de Corriette Schoenaerts)

. . .dans une grande librairie, une vendeuse me signale que j’ai deux sacs en provenance d’une autre librairie et qu’elle va en contrôler le contenu. Elle me demande d’appeler au téléphone la librairie G. pour vérifier mes achats. Je refuse, stupéfait de la démarche. J’explique que s’ils ont un doute sur mon honnêteté, il n’y a qu’à contrôler les livres dans les sacs à l’aide des tickets de caisse en ma possession. Il est inutile d’appeler la librairie G. ! La discussion vire à l’esclandre devant d’autres clients. La vendeuse cède enfin et je sors les trois tickets de caisse. Une jeune fille semble en pleurs et manifeste sa honte : c’est la fille de la vendeuse (ce que me confirme cette dernière), qui vit mal la suspicion injuste dont je fais l’objet. . .

Posté par brune addict à 18:21 - La vida es sueño (P. Calderon) - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 mai 2008

culture du fantasme

Volume_1

Premier achat d’un livre de Roy Stuart, son volume 1.

Ce qui est amusant chez Roy Stuart c’est l’univers ludique qui lui est propre, avec ses diverses obsessions mises en scènes à l’aide de femmes de genre et de beauté très variés.

Roy_Stuart_15    Roy_Stuart_7

J’y trouve largement mon compte avec une culture du fantasme que je partage et la présence de quelques modèles à la beauté renversante.
L’étape suivante intéressante serait de se procurer l’une de ses vidéos. 

11 mai 2008

semaines 18 - 08 et 19 - 08

Olivier Leloup est un artiste qui dessine entre autres un homme qui lèche un bras :

Olivier_Leloup

Dans un article du Magazine littéraire consacré aux faussaires, il est cité comme faux notoire La volonté de puissance de Nietzsche :
« Il s’agit d’un faux, orchestré par la tristement célèbre sœur du philosophe et son compagnon Ernst Föster, antisémite notoire, afin de faciliter la récupération idéologique du philosophe par le régime nazi. Cette scandaleuse falsification de la pensée nietzschéenne a été démontrée par Giorgio Colli et Mazzino Monterani. Malgré cela, La volonté de puissance est aujourd’hui régulièrement rééditée. »

Attention

Abandonné à mi-parcours la lecture d’Attention de Heather Lewis ; ambiance tourmentée qui n’est pas pour me déplaire mais narration pas très claire.

La Bartlebyenne repart de l’avant avec la lecture de Wakefield, la nouvelle de Nathaniel Hawthorne.

RUSS001  FRAN001  FRAN001

Mes lectures actuelles et prochaines actualisées :
1 – Les explorateurs de l’abîme d’Enrique Vila-Matas (lecture achevée)
2 - Histoire du surréalisme de Maurice Nadeau (lecture achevée)
3 – L’homme-ravin de Raymond Bozier (lecture achevée)
4 - Wakefield de Nathaniel Hawthorne (lecture achevée)
5 - Les Carnets de Marina Tsvetaeva (lecture en cours)
6 – Correspondance (volume 7) de Guy Debord (lecture en cours)
7 – L’armée de l’empereur de Jean-Louis Margolin (lecture en cours)
8 – Le choix des mots de Clément Rosset
9 – Critique de la raison cynique de Peter Sloterdijk
10 – L’éducation du stoïcien, du baron de Teive / Pessoa
11 - Sur les cimes du désespoir de Cioran
12 – 2666 de Roberto Bolano

Pense-bête :
- se renseigner sur l’écrivain japonais Yabutaka Tsutsui

Posté par brune addict à 20:00 - un peu n'importe quoi - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 mai 2008

sauvé d'une poubelle

dessin_small

09 mai 2008

Dis-moi que tu m’aimes

Dis_moi_que_tu_m_aimes

Et hop ! Encore un excellent Wolinski dans ma bibiothèque : Dis-moi que tu m’aimes.

Wolinski_2

05 mai 2008

cerveau noyé

H_tesse_sp_ciale

Je n’ai pas été bien loin dans la lecture d’Hôtesse spéciale pour jet privé. Déjà page 2 est utilisé le terme d’OPA, avec un renvoi en bas de page pour expliquer doctement qu’il s’agit d’ "opérations par actions" et non comme tout le monde doit le savoir aujourd’hui d’offre publique d’achat. Ensuite les consternantes descriptions du plaisir, bâties à coup de clichés, me font de moins en moins rire :
« Son ventre palpitait de plus en plus vite, à mesure que le plaisir irradiait de sa féminité secrète, à travers tout son corps, pour lui noyer le cerveau d’une ivresse qu’elle ne dominait plus. Ses fesses rondes et dures se soulevaient à un rythme de plus en plus saccadé, dans le mouvement répétitif des ses hanches pleines qui se projetaient en avant pour mieux coller aux lèvres de Boris le petit bouton turgescent, détonateur de son plaisir. »
(soudain le doute m’étreint: veut-elle coller le petit bouton aux lèvres de Boris, ou est-ce Boris que l’on surnomme le petit bouton turgescent ?)

Néanmoins, j’ai trouvé dans les premières pages (forcément) un passage qui m’a intéressé car illustrant la notion de division corporelle qui m’attire immanquablement :
« Annelise Delaroche, une des membres les plus influentes de son bureau exécutif « Far East », sirotait d’une main ce qui semblait être un « bloody-mary », tout en lisant le Wall Street Journal, ses lunettes sur le bout du nez. [. . .]. Annelise Delaroche offrait son image habituelle : celle d’une « executive woman » efficace et professionnelle jusqu’au bout des ongles. A un petit détail près : la jupe de son tailleur était relevée jusqu’à la taille, et elle avait posé les pieds sur les accoudoirs du fauteuil inoccupé qui lui faisait face. Une des hôtesses agenouillée entre ses longues jambes, avait le visage enfoui au plus profond de son intimité. Au mouvement régulier de sa tête, il n’était pas difficile de comprendre qu’elle s’évertuait à lui donner du plaisir, avec une application qui forçait le respect.
Quant à l’attitude d’Annelise, elle forçait carrément l’admiration.
Pas un trait de son visage ne trahissait la volupté qu’elle éprouvait. Quelqu’un qui n’aurait vu que la partie supérieure de son corps n’aurait pas douté un seul instant avoir sous les yeux une élégante cadre supérieure, profitant d’un voyage d’affaires pour se tenir informée des cours de la bourse
. »
(soudain l’incompréhension m’étreint : comment le spectateur qui décrit la scène sait-il la volupté qu’elle éprouve et que rien n’indique, donnée par une femme qui s’évertue, qui fait donc de pénibles efforts? )
Donc, nous sommes en présence d’une partie corporelle haute en totale opposition à la partie basse : froideur-chaleur, insensibilité-plaisir, respectabilité-stupre, contrôle-abandon. Et çà, je l’ai déjà trouvé dans d’autres descriptions ou photos, dessins, et j’ai l’intention de développer.

03 mai 2008

les italiens préfèrent les mûres

Comment ne pas chercher à découvrir l’allure d’Ursula Cavalcanti quand l’article qui l’évoque trop rapidement s’intitule Les italiens préfèrent les mûres ?

Cavalcanti

Posté par brune addict à 17:36 - de l'album enrichi, en accès libre - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 mai 2008

un polaroid de format A4

. . . je quitte un immeuble et débouche dans une rue étroite. Sur le toit d’une voiture en stationnement, se trouve un album photo ouvert, que je reconnais comme étant le mien. J’avance dans la rue et arrive sur une petite place jonchée de détritus, comme après un marché. Il y a de nombreuses photos au sol, les miennes, mais j’en remarque une qui m’est étrangère, c’est un polaroid de format A4. J’hésite à le prendre car un homme en complet et nœud papillon se dirige vers moi, mais je cède à la tentation et me baisse pour ramasser le tirage. La photo met en scène deux femmes, dont l’une nue, alanguie. Je glisse le cliché mouillé et sale dans ma serviette. . . 

Posté par brune addict à 17:23 - La vida es sueño (P. Calderon) - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mai 2008

l'anglaise a du bon

Lindsey_Strutt

L'anglaise Lindsey Strutt, aperçue en couverture d'un magazine.

Posté par brune addict à 18:39 - la mer des mamelles - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 avril 2008

mille-feuille d'avril

huppe

"Salope" viendrait de "sale huppe" (relevé par Cotgrave en 1611), soit un nom d’oiseau ! 

Une collègue qui me heurte d’un document en plastique souple :
« Oh ! Excusez-moi, je vous ai …fouetté ! »

George Steiner a "une passion nerveuse pour les situations catastrophiques".

Remembrance : « Ce qui revient à l’esprit, fortuitement ou involontairement, des expériences passées. »

« A quoi bon prétendre alors l’enfermer dans une nomenclature stricte, quand il s’agit en fait d’emboîter le pas de Walser, d’épouser sa démarche au lieu de l’obstaculer de commentaires ? » (dans une critique littéraire)

« Je suis gravement débordé fort. »  (un collègue au téléphone)

« Quand on a des occasions comme çà, il ne faut pas trop les gâcher, quitte à les regretter par la suite. » (Denis Balbir sur France 3)

Posté par brune addict à 18:41 - mille-feuilles - Commentaires [0] - Permalien [#]
Page suivante »